Club de Judo Ghishintaïdo
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Considérations éthiques

Dans le cadre de la 44e finale des Jeux du Québec, qui se tenait à Blainville, notre directeur technique Philippe Davidson a décidé de participer, à titre d'intervenant sportif, à un concours provincial «L'ESPRIT SPORTIF, ÇA COMPTE!», où l'on devait expliquer quels étaient les comportements contrevenant à l'esprit sportif. Sa réponse qui s'est mérité le premier prix s'avère exprimer la vision même que l'ensemble des entraîneurs partagent au club. Nous vous la présentons ici:

« À mon sens, l'esprit sportif exige de comprendre que la victoire, la défaite, la chance, les erreurs et même les inégalités de tous ordres font partie intégrante de la réalité sportive et de la réalité elle-même et que, tous autant que nous sommes, athlètes, entraîneurs, officiels et organisateurs, nous devons fonctionner dans la compréhension de cette réalité et en tirer le meilleur parti. Ceci doit se faire dans le souci premier des athlètes eux-mêmes, dont les performances ne devraient pas servir de faire-valoir à qui que ce soit d'autre. Bien entendu, la violence verbale ou physique d'un athlète ou d'un entraîneur hors compétition envers un autre athlète, ou bien l'attitude partisane d'un officiel envers certains athlètes, toute forme de tricherie, enfin, incluant l'utilisation de substances représentent autant de comportements totalement répréhensibles.

Cependant, la violence prend habituellement des formes beaucoup plus subtiles. Le mépris d'un athlète envers un autre moins talentueux, le rejet ou l'attitude plus froide d'un entraîneur envers un de ses élèves moins performant, l'égocentrisme d'un vainqueur comme le triomphalisme égoiste de certains entraînent tous des comportements contrevenant à l'esprit sportif en judo, comme d'ailleurs dans l'ensemble des sports. Et il faudrait ajouter à la liste l'indifférence voire la jalousie de ceux qui n'ont pas gagné, qui doivent aussi comprendre qu'il faut savoir fêter et être heureux lorsque les efforts d'un athlète sont récompensés. En définitive, les comportements contrevenant à l'esprit sportif sont d'abord et avant tout ceux qui font fi des cadres établis et qui visent le faire-valoir plutôt que le respect, la violence au détriment de la réalisation personnelle, l'indifférence plutôt que l'entraide mutuelle. C'est vrai pour le judo, pour les sports en général, mais aussi pour la vie elle-même... »

Catégorie des intervenants sportifs

Philippe Davidson, intervenant en judo, de la région de la Mauricie

Source

Les singes de la sagesse

Les singes de la sagesse sont un symbole représenté par trois singes, dont chacun se couvre une partie différente du visage avec les mains : le premier les yeux, le deuxième les oreilles et le troisième la bouche. Ils forment une sorte de maxime picturale : « Ne rien voir de mal, ne rien entendre de mal, ne rien dire de mal ». À celui qui suit cette maxime, il n'arrivera que du bien. Une des plus anciennes représentations connues de ces trois singes se trouve au Nikko Tosho-gu, l'un des Sanctuaires et temples de Nikko au Japon. Elle est attribuée au sculpteur Hidari Jingoro (1594-1634).

En japonais, les trois singes sont appelés Mizaru pour l'aveugle, Kikazaru pour le sourd, et Iwazaru pour le muet. Ces trois noms signifient littéralement : « Ne vois pas », « N'entends pas », « Ne parle pas ». Plus précisément, leurs noms signifient « je ne dis pas ce qu'il ne faut pas dire », « je ne vois pas ce qu'il ne faut pas voir », et enfin « je n'entends pas ce qu'il ne faut pas entendre », car selon le principe de la secte originelle, si l'on respecte ces trois conditions, le mal nous épargnera. Ils constituent aussi un jeu de mots sur zaru (forme verbale négative) et saru (singe). Ils sont venus de Chine et ont été introduits par un moine bouddhiste de la secte Tendai vers le VIIIe siècle. Ils étaient à l'origine associés à la divinité Vadjra.

Cette maxime fut notamment prise pour devise par Gandhi, qui gardait toujours avec lui une petite sculpture de ces trois singes.

D'autres interprétations sont également connues ou possibles :

Il y a ceux qui voient des choses et en parlent, mais n'écoutent pas ce que l'on leur dit…

Il y a ceux qui ne voient rien, écoutent les autres et en parlent…

Il y a ceux qui entendent et voient des choses, mais n'en parlent pas…

Dans la philosophie orientale, la figure du Ying/Yang invite à trouver une chose et son contraire dans un même cadre. Ces trois singes peuvent aussi métaphoriquement évoquer le contraire de ce qu'on leur fait habituellement dire, et notamment trois comportements d'autocensure pouvant traduire une forme d'irresponsabilité ou de lâcheté :

Ne pas vouloir voir ce qui pourrait poser problème.

Ne rien vouloir dire de ce qu'on sait pour ne pas prendre de risque.

Ne pas vouloir entendre pour pouvoir faire « comme si on ne savait pas ».